Atelier de restauration de céramique

Redonnez vie aux objets qui vous sont chers

Dans mon atelier de restauration de céramique, le travail que j’effectue consiste à prolonger la vie de vos objets endommagés ou cassés, tel que la faïence, la porcelaine, la terre cuite, le verre, tout en respectant ceux-ci. En effet, en aucun cas je ne modifie l’aspect originel de l’objet. Toute restauration sur un objet devra être réversible sans que celui-ci subisse de dégradations lors de cette intervention. On pourra donc de nouveau restaurer l’objet.

J’utilise donc des produits et des outils pour respecter ce principe de réversibilité fondamental à ce métier.

Les motivations et les degrés d’une restauration sont diverses.

Après étude de l’objet, son histoire, son état de conservation, ses dégradations diverses, ses cassures, ses fêles ou ses manques, je vous propose différents types de restauration de la plus minimale (avec la lisibilité de la restauration) à la plus complète (illusionnisme total).

Toute objet en céramique comme la faïence ancienne, la porcelaine ancienne, la terre cuite lors de fouilles archéologiques est le témoignage d’un passé, d’une histoire. La restauration de ces objets participe à la bonne conservation de ceux-ci. Ils pourront ainsi continuer à nous transmettre leur identité à la fois historique, artistique et esthétique dans le futur.

La technique

Plusieurs types de restauration de céramique existent adaptés à la nature des objets et à vos attentes :

  • Un simple collage par lequel l’objet peut retrouver son intégrité
  • Une restauration muséale ou archéologique, les lacunes de la pièce sont reconstituées avec une pâte teintée dans la masse à la couleur de la terre ou de l’émail.
  • Une restauration semi-illusionniste, seules les parties visibles sont restaurées de façon illusionniste
  • Une restauration illusionniste

Le nettoyage

La première étape fondamentale est le nettoyage. Différents procédés sont employés suivant la nature de la pièce, son endommagement, son encrassement.

Il doit en résulter après nettoyage des pièces saines, exempt de toute trace d’anciennes restaurations, de poussières, de colles jaunies, d’agents chimiques dégradant la pièce.

Le nettoyage doit être le plus doux et le plus respectueux possible. Une patine témoin du passé doit être encore visible. En aucun un décapage est réalisé.

Le collage

Le remontage de la pièce lui aussi très important et se fera avec beaucoup de minutie. Il faudra éviter au maximum des ressauts qui compliqueront le travail de restauration derrière. Cela s’avère difficile par exemple lorsque la pièce est cassée depuis un bon moment et a été conservée dans des mauvaises conditions.

Différentes colles seront utilisées suivant la nature de l’objet. Une terre cuite, matière poreuse ne sera pas collée avec la même colle qu’une porcelaine.

Remontage d’un vase Quimper en faïence ancienne avec restauration illusionniste. Certains morceaux étaient manquants.

Le comblement ou réfection des parties manquantes

Là aussi différents matériaux seront employés suivant l’objet à restaurer.

De la terre de synthèse, de la porcelaine de synthèse, du mastic polyester ou époxydique et d’autres encore. On pourra en colorer certains pour se rapprocher de la couleur de la pâte ou de l’émail.

Si un morceau est manquant on le reproduira après une empreinte en silicone à partir d’un élément similaire ou directement par modelage.

Sur cette jardinière de ‘Langeais’ en faïence ancienne, certains anneaux étaient manquants et ont été recréés par moulage à partir de ceux existants.

La retouche

Recherche de la couleur de fond et application à l’aérographe qui dissimule les cassures et les manques.
Reprise des décors au pinceau dans la continuité de ceux existants avec de l’acrylique, de l’aquarelle ou des peintures polyuréthanes
Enfin, pour achever la restauration, un vernis incolore et inaltérable sera appliqué sur la pièce là où elle aura été restaurée. Celui-ci pourra être mâtifié plus ou moins pour se fondre avec la transparence et le brillant de l’émail.
Dans ce porte lettres en faïence peint dans un camaïeu bleu, le décor a été repris sur la partie manquante.

Matériaux

Voici les matériaux que je restaure dans mon atelier de restauration de céramique

La terre cuite

C’est une argile cuite entre 400 et 900°. C’est une matière poreuse.

Personnage en terre cuite du sculpteur français Joseph Le Guluche

La Faïence

Le terme faïence désigne une céramique argileuse, tendre et poreuse, recouverte d’une glaçure à base d’étain. Cet émail blanc et opaque, se compose essentiellement de silice, d’oxyde de plomb et de sel d’étain. Il a pour but de cacher la couleur d’origine de la pâte en la rendant imperméable et lisse. C’est une faïence stannifère.

Il faut la différencier de la faïence fine qui a une pâte argileuse blanche (comme la porcelaine) mais opaque (comme la faïence) recouverte d’un simple vernis transparent à base de plomb et de silice.

Sa finesse et sa blancheur évoquent celles de la porcelaine mais elle n’est pas translucide. La faïence fine est le support idéal des décors imprimés.

Ancienne banette de Desvres en faïence signé Fourmaintraux Frères XIXe

Saucière d’un service de dînette “Sarreguemines” en faïence fine

La porcelaine

La définition moderne de la porcelaine est précise. C’est une matière dure, de couleur blanche, translucide et qui résonne.

Elle est faite à partir de trois matériaux spécifiques : le kaolin qui est une argile pure et blanche et le Petuntsé, roche à base de Feldpath et du quartz, silice permettant la vitrification.

Selon le pourcentage de ces ingrédients, la porcelaine se cuit entre 1260 et 1450°c.

Quand elle est brillante, la porcelaine est recouverte d’une couverte composée de kaolin, feldspath et quartz, qui une fois fondus font corps avec la porcelaine et cette glaçure a la propriété de ne pas se rayer à l’acier.

Enfin on distingue deux sortes de porcelaine : la porcelaine dure, qui une fois cuite est vitrifiée dans la masse et la porcelaine tendre qui contrairement à la première, remplace le kaolin par un mélange de marnes calcaires et de sable appelés ‘FRITTE’. Elle est cuite à des températures inférieures à la porcelaine dure, généralement autour de 1100°C. elle est recouverte d’une glaçure à base de plomb et est rayable à l’acier.

Sans couverte, la porcelaine est un biscuit blanc et mat

Petite lampe ancienne en porcelaine de Sèvres

Une ancienne restauration était présente sur l’abat-jour. Elle avait jaunie et craquelée avec le temps. Celle-ci a pu être refaite.

Figurine en biscuit avec un bras cassé

Le bras a été recollé et restauré. Un doigt manquant a également été refait

Le grès

Les terres à grès sont des argiles secondaires ou sédimentaires, plastiques et à forte teneur en silice.

Le grès se cuit entre 1200°C et 1300°C, température à laquelle il se vitrifie. Il en résulte une grande dureté et une résistance sans faille aux conditions climatiques et aux agressions chimiques. Il est difficilement rayable par l’acier.

Le grès sert à fabriquer divers objets décoratifs ou utilitaires solides et durables.

Le grès peut être pressé, teinté dans la masse ou émaillé.

Les grès sont reconnaissables à leur couleur qui va du chamois ou gris à un gris plus foncé ou un brun.

En effet les argiles grésantes prennent une teinte foncée car leur cuisson est effectuée en atmosphère réductrice (cuisson dans un four privé d’oxygène) alors que les poteries habituelles sont de couleur claire, rosée ou rougeâtre du fait d’une cuisson en atmosphère oxydante (apport d’oxygène dans le four lors de la cuisson).

Le verre

La restauration du verre est délicate. On pourra obtenir un résultat plus ou moins visible selon l’objet.

Vase en verre de Murano avec ancienne restauration à l’anse

Réfection en résine transparente de la partie jaunie et reprise du décor. Finition avec un vernis mat.

Les Emaux de Longwy

Au cœur de la Lorraine, Longwy est un grand centre céramique aux XIXème et XXème siècles.

La décoration des Emaux de Longwy est très précise. Les feuilles imprimées en noir, à base de goudrons et d’huile de lin, sont posées sur le biscuit et frottées avec un tissu pour que le dessin se reporte sur la pièce. Chaque alvéole cernée d’un trait noir est remplie d’émail au goutte à goutte.

Coupelle Emaux de Longwy

Après recollage des morceaux et comblement des lacunes, le relief des émaux a pu être effectué. Ce travail est long et fastidieux

Le plâtre

Poudre blanche obtenue par cuisson et broyage du gypse et qui, une fois gâchée dans l’eau, fournit un matériau solide ou un mortier plastique.

Haut d’un miroir en plâtre

Ce miroir très ancien et familial est tombé suite à un mauvais accrochage. Seule la partie du haut par chance a été endommagée. Quelques morceaux irrécupérables car beaucoup trop émiettés ont été remodelés.

La Majolique (appelée aussi Barbotine)

La barbotine est une pâte délayée que l’on emploie pour les pièces se fabriquant par coulage.

On a coutume d’appeler Majoliques, des faïences d’ornementation décorées, quel que soit la nature de leur pâte.

A Sarreguemines vers 1870, on a commencé à fabriquer sous ce nom des pièces décoratives faîtes d’une pâte ferrugineuse calcaire, recouverte par des émaux stannifères colorés. Les majoliques ou barbotines de Sarreguemines sont très recherchées.

Pot à tabac “Sarreguemines” anthropomorphe personnage turc début XXème

A propos

Christine Thomas

Ma passion pour ce métier de restauration de céramique est née du hasard d’une rencontre. Mon premier métier a été styliste de mode. J’ai ensuite fait une pause dans ma vie professionnelle lorsque j’ai eu mon 3ème enfant. Durant cette période, je commence des cours de peinture sur porcelaine et faïence, discipline que je pratique jusqu’à ma rencontre avec une restauratrice de céramique lors d’un salon de métiers d’art. C’est alors une évidence. Ce métier réunit à la fois les compétences que j’ai acquises jusque-là et les choses que j’aime : mon amour des pièces anciennes, du dessin et de la peinture ainsi que du travail manuel. Je me forme donc d’abord pendant 2 ans au sein de son atelier de restauration puis continue ma formation dans un autre atelier à Paris.

Je dois dire que ma satisfaction est grande lorsque je vois l’air heureux qu’affichent mes clients quand ils retrouvent leurs pièces restaurées.

Contact

L’atelier de restauration de céramique est situé dans le Perche, à 1h30 de Paris.

ATELIER DU PASSE RETROUVE

Mail : atelierdupasseretrouve@gmail.com

Tél : 06 16 27 09 85

Vous souhaitez restaurer une pièce, en savoir davantage sur la technique de restauration ou venir voir l’atelier, n’hésitez à pas me solliciter.